Écrit par Vincent Mardi, 26 Avril 2011 08:36

Tony DiNozzo est condescendant envers Leroy Jethro Gibbs pour la toute première fois — et la dernière. Dans un interrogatoire comme jamais vu auparavant, Michael Weatherly et Mark Harmon sont dans un flashback, en 2001, en tant que flic et prisonnier. Un immeuble de bureaux abandonnés dans le centre de Los Angeles a été transformé en un commissariat de police de Baltimore, où DiNozzo amène un Gibbs menotté pour l'interroger après l'avoir arrêté dans la rue. Quand il apprend que son futur patron n'est pas un malfrat mais un agent du NCIS sous couverture, il est sidéré, et Gibbs se sent stupide de s'être fait prendre.
"Bon, c'est officiel," dit DiNozzo, pendant que son partenaire enlève les menottes de Gibbs. "C'est un flic, un flic de la Navy." Weatherly improvise au fur et à mesure du tournage. "NCIS," ajoute l'acteur, jouant le patron — une blague destinée aux fans. "Alors comment je dois vous appeler? Leroy? Jethro?"
Harmon fait quelques modifs au script aussi, toute son improvisation est visuelle. Son personnage, accro à la cafféine, marche vers un marchand de café, prends une tasse, enregistre un moment de dégout et recrache la gorgée sur les chaussures de Tony. C'est le début d'une belle amitié, c'est sûr.
NCIS a été et sera toujours une série d'équipe, pas une série de potes, mais s'il y a eu une relation profonde entre deux personnages, qui a été au coeur de cette comédie dramatique à travers huit saisons pleines de succès, c'est bien celle de Gibbs et DiNozzo, qui évolue sur plusieurs niveaux. "En plus d'une relation étudiant/mentor," nous confie le producteur éxecutif Gary Glasberg, "il y a aussi un aspect père/fils, un aspect big brother et un aspect homme/comique."
Une profonde vue de tout cela sera montrée dans cet épisode flashback, "Baltimore," qui sera diffusé le 3 Mai aux USA. C'est comme les histoire sur les origines des super héros, sans morsures d'araignées radioactives, nous découvrons comment Tony prend goût à son allure vestimentaire, et ce qui a assez impressionné Gibbs pour engager un détective impulsif qui pourrait au final devenir son "fils".
Et — naturellement — nous sommes témoins de la mère de toutes les tapes sur la tête de Tony.
"Tant des choses que nous faisons sont basées sur la confiance," dit Harmon, prenant sa pause déjeuner avec l'équipe. "Je ne sais pas si vous vous êtes déjà assis avec d'autres équipes (de tournage) après presque neuf ans et 190 épisodes, et parlé avec eux de l'admiration mutuelle qu'ils partagent sur le plateau."
Leurs improvisations reviennent jusqu'à la première tape sur la tête — dans la vraie vie, pas l'épisode — qui arriva lors du cinquième épisode en 2003. "C'était totalement spontané" de sa part, nous dit Harmon, "même si j'ai entendu beaucoup de gens me le suggérer! Michael draguait une jeune femme de la Navy sur un bateau, et ça semblait approprié à ce moment de le ramener "à la réalité", ce que cette tape fit. "Les fans ont adoré, et c'est devenu un gag récurrent.Si on en croit l'estimation d'un site de fans, il y a eu au moins 23 tapes sur la tête de Tony dans la Saison 3 — quelques un entre d'autres personnages — mais cela a été revu à la baisse avec une moyenne de 3 dans les dernières années.
Cette régulation de tapes sur la tête donne un équilibre global plutôt délicat — mais réussi — pour NCIS. Michael Weatherly est surement un des seuls acteurs qu'on peut considérer comme un mélange entre James Bond et Jerry Lewis. Il est élégant dans son costume — et comme le note Michael Weatherly, "Baltimore" est le premier épisode depuis près de 2 saisons où il porte une tenue décontractée dans la série. Il est magnifique en homme d'action, mais aussi quand il couve, même après l'avoir vu déguisé en Elvis Presley obèse. Mais quelques fans se demandent si l'on a pas sacrifié le charisme du personnage pour son côté comique.
Weatherly l'a fait, aussi. "Je me suis demandé : Allons-nous finir par mettre Tony dans une position où soudainement il ne daura pas comment bien se battre?" Quand Tony devient idiot, "Je l'ai toujours cru, bon là ça allait — jusqu'à cette année. En 2011, je suis comme... Nan! On doit le protéger. Mais je pense que les scénaristes ont eu la même idée."
